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« La Vie est Belle » de Roberto Benigni

 Il y a quelques jours repassait sur Arte le film de Roberto Benigni « la vita è bella »: La Vie est Belle.

Je me souvenais de certaines controverses, de la non compréhension par certains de ce regard du cinéaste.. La projection en présence de celui-ci au Festival du Film de Jérusalem avait été un moment chargé de Sens et est relatée ici par Jean-Philippe Moinet, envoyé spécial du Figaro

http://www.bacfilms.com/site/vita/images/pages/presse/figaro.html
Il concluait son article en citant Roberto Benigni: « Il y a une souveraineté de la vérité documentaire. Moi, je n’ai montré qu’un rêve au-dessus de la réalité ». Un rêve rétrospectif qui permet de survivre à la souffrance extrême, à la bestialité déchaînée des hommes. Un rêve où le rire est fait de larmes mais aussi d’espoir. Une évasion du camp qui, aussi, fait mieux comprendre Bergson : « Quand vous riez, vous êtes nu ».

quelques autres articles ici:

http://www.bacfilms.com/site/vita/

 la bande annonce:

Image de prévisualisation YouTube 

et cette version de « La vie est belle » par Achinoam Nini (plus connue sous le nom de Noa Sourire). En hébreu: Hachaim Yafim

Image de prévisualisation YouTube

 

Et soudain je repense à ce texte écrit il y a près de 30 ans:

…alors il faudra rire.. du rire clair de l’enfant qui découvre le monde…

 http://dinasirat.unblog.fr/2010/10/31/il-faudra-rire/

 

vous avez suivi le cinéaste?

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11 Réponses à “« La Vie est Belle » de Roberto Benigni”


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  1. sitelle 6 nov 2010 à 14:42

    Je trouve qu’il y a une dimension où le film est une insulte à ceux qui sont morts dans les camps, qui en sont revenus, ou qui y ont laissés des êtres chers. Et ce n’est pas la dérision, mais autre chose; le trop plein de légèreté.

  2. dinasirat 6 nov 2010 à 16:42

    Bonjour Sitelle et merci de ta participation qui reprend un des bords de la controverse née de ce film..
    Personnellement je n’ai pas ressenti ce film comme une insulte à la mémoire de ceux qui y sont morts ou qui en sont revenus.. J’ai commencé vers l’âge de 9 ans à lire les livres parlant des déportations et exterminations organisées minutieusement par Hitler. Le premier livre était La Nuit d’Elie Wiesel.
    Celui-ci, justement, avait répondu ainsi à cette question posée par un journaliste:

    Dans son film “La Vie Est Belle”, Roberto Benigni a choisi l’humour et la poésie pour traiter du sujet douloureux qu’est la vie dans les camps de concentration. Pensez-vous que toutes les formes de témoignage soient acceptables pour traiter de la Shoah ?
    Elie WIESEL
    Je n’ai pas vu ce film. Je ne pourrais pour ma part pas traiter de ce sujet sur un ton humoristique, mais si c’est là pour quelqu’un la seule ou la meilleure façon de témoigner, je n’ai pas de jugement à porter à son endroit. Je n’ai jamais cru à la censure.

    Une accusation forte avait été entendue lors du débat au Festival du film de Jerusalem et les réponses se trouvent ici, du public et du réalisateur:
    http://www.bacfilms.com/site/vita/images/pages/presse/figaro.html

    Malgré les invraisemblances.. il m’a semblé pour ma part, que ce film qui ne se veut pas un documentaire -mais ne nie nullement la réalité des camps, de la solution finale..- ce film montre que la capacité à ne pas être happé par l’univers concentrationnaire -quand on avait échappé aux tris qui vous envoyaient directement à la mort bien sur- cette capacité donc à s’évader de l’incommensurable horreur est ce qui pouvait vous aider à tenir…

    Au-delà des invraisemblances, au-delà de cet univers bien lisse avec des pyjamas et des corps qui semblent bien lavés, nourris.. c’est bien le message.. Il est impossible de montrer la réalité des camps, alors ne pas tenter de le faire est justement à mes yeux ce qui la préserve?.. Et ne reste pour le cinéma que la représentation de cette évasion par l’esprit qui permettait de rajouter des jours dans un univers qui voulait dès que vous y entriez vous dépouiller de toute humanité…

    Train de Vie de Radu Michaileanu avait aussi fait ce pari…

    Et pour réfléchir plus sur cette controverse, je vous invite à lire ces deux articles:

    http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=TT&ID_NUMPUBLIE=TT_003&ID_ARTICLE=TT_003_0038

    http://www.btz.lt/English/Giedrius/works/lifeisbeautiful.htm

    Et cet article, qui retrace l’entretien entre l’ecrivain Imre Kertész et le journaliste François Busnel

    http://www.lexpress.fr/culture/livre/entretien-avec-imre-kertesz_809986.html

    dont je vous livre tout de suite cet extrait:
    Mais le film de Benigni, La vie est belle, avait déclenché une sacrée polémique lors de sa sortie: beaucoup ont été choqués et ont dénoncé l’hédonisme un peu naïf du film, qui semblait très éloigné de la réalité – supposée? – des camps. Or, il est vrai que la vision de Benigni n’est guère éloignée de la vôtre, à cela près que vous, vous avez été déporté et que vous connaissez la réalité des camps…
    I.K. Oui, cette polémique s’est également étendue à l’Allemagne et à la Hongrie. Il s’agit d’un très mauvais procès. J’ai écrit, à l’époque, un long article à propos de ce film que j’ai intitulé: «A qui appartient Auschwitz?» La question posée par les détracteurs du film était: a-t-on le droit d’aimer un tel film? Mais oui, bien sûr! D’autres ont demandé si l’on avait le droit de faire de l’humour et d’utiliser la forme du conte pour parler de l’Holocauste. Encore une fois: mais oui, bien sûr! La notion de jeu était capitale dans le quotidien des camps. Et lorsque Benigni utilise, dans une scène finale, le mot «victoire», on sent qu’il s’agit en réalité d’une défaite. Ce qui est absurde, c’est de poser la survie comme une victoire, ce que fait Spielberg dans La liste de Schindler.

  3. sitelle 9 nov 2010 à 14:00

    Quand Benigni parle de victoire, il entend simplement la victoire de son monde poétique sur l’horreur. Par là il a raison.

    N’empêche que j’ai du mal à accepter l’humour comme médium pour la Shoah. D’autant plus curieux que je n’ai aucune raison particulière de prendre la question à coeur sinon l’empathie naturelle entre humains.

    C’est peut-être simplement une lacune de ma part une incapacité à injecter la poésie dans le drame, quand celui-ci est du domaine de la réalité.

  4. sitelle 9 nov 2010 à 17:59

    Il y a aussi une chose à laquelle je pense avec un esprit d’escalier qui me caractérise, en lisant le figaro, et la critique du film. Ce film n’est en aucun cas une comédie. Et cela fausse a priori tout le débat. C’est un conte poétique, comme on fait une évasion dans un monde autre, comme un rêve. Il ne faut pas confondre les genres.

  5. dinasirat 9 nov 2010 à 18:34

    Bien sur que non.. la partie du film qui se passe dans les camps n’est en rien une comédie! Même s’il y a des scènes qui ont une drôlerie certaine.. mais ce n’est en rien indécent.. Il semble donc que tu n’as pas vu le film?

  6. sitelle 9 nov 2010 à 20:49

    ????

  7. sitelle 10 nov 2010 à 10:46

    J’ai vu le film, et je pensait à tort, qu’on pouvait ne pas être toujours d’accord. Je ne commenterai plus.

  8. sitelle 10 nov 2010 à 10:47

    pensais

  9. dinasirat 10 nov 2010 à 11:45

    Le décalage des réponses dans le temps crée des incompréhensions souvent..;) Pour travailler activement sur un forum de recherche depuis quelques années.. je connais ce souci qui déboule parfois sans crier gare comme ici on le dirait bien..;)
    Bien entendu qu’on peut ne pas être toujours du même avis.. c’est même tout l’intérêt des échanges.. Et c’est pourquoi j’ai pris la peine de mettre dans mon commentaire les liens vers des travaux où les deux aspects de la controverse apparue à la sortie de ce film sont présentés, argumentés.. de manière assez équilibrée me semblait-il, sans parti pris à priori.. même si mon ressenti me faisait aller dans un sens plutôt qu’un autre.. Il me semblait important de poser ici toute la problématique telle qu’elle avait été soulevée et que toutes les sensibilités s’entendent également, sensibilités susceptibles de se conforter, de s’opposer, d’évoluer, toujours dans le respect du regard de l’autre.
    Désolée si j’ai compris que tu n’avais peut-être pas vu le film après le commentaire où tu disais que le débat était faussé puisqu’on parlait de comédie alors que ce n’en était pas une mais un conte? J’ai cru – à tort donc- que tu avais fait ta première remarque en te fondant sur l’idée que ce film était une comédie.. Ce sont les limites des échanges décalés de plusieurs heures quand ce ne sont pas des jours -puisque les blogs de unblog.fr ont été pratiquement inaccessibles pendant 48 heures! – Il est plus facile lors d’une discussion en temps réel de saisir vraiment ce que l’autre entend par ses mots, grace à un flux continu de questions-réponses suffisamment rapides pour éviter les incompréhensions, faux sens et permettant donc des réponses plus adéquates..:)
    Ne vois nullement, Sitelle, dans mon retard à répondre à tes points d’interrogation un non intérêt quelconque.. Le blog était simplement quasi inaccessible pour des raisons techniques et des raisons personnelles -en plus- m’ont éloignée de l’ordinateur..
    A plus d’échanges donc..:)

  10. Didier 10 nov 2010 à 14:34

    Ces commentaires me rappellent la polemique de ce survivant des camps qui y etait retourne avec sa famille et avait tourne sur place une petite video choregraphie sur la chanson « I will survive ». J’avais personellement trouve ca tres touchant, et un magnifique pied de nez aux nazis du passe, present et futur. D’autres avaient vu ca comme une insulte…
    L’interet est de comprendre ces differences d’appreciation, sans juger comme le precise Dina

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