A cette heure

Dina Sirat Photography

 

Dina Sirat Photography ©Tous droits réservés

 

 

 

A cette heure

brutale de la nuit

s’exhalent les sueurs

mêlées des amants

et les derniers souffles

des mourants.

 

Les cris

premiers de l’enfant né

s’entrechoquent

au seuil du chaos

aux cris d’enfances

assassinées.

 

Et le grand ballet

des souffles et des âmes

qui échappent

et pénètrent

dans l’ordonnancement

intime du cosmique

me retient

éveillée

dans l’immobilité

apparente de la nuit.

 

Alors j’écoute

ton souffle 

tranquille mon enfant

 

et les songes

qui parfois dérangent

l’agencement de tes membres

graciles.

 

Et ton souffle mon enfant

me redonne à la vie.

 

Dina Sirat

©Tous droits réservés

Dina Sirat Photography ©Tous droits réservés

Dina Sirat Photography ©Tous droits réservés

Été 2014 aussi – Si les mots

Si les mots se
faisaient éponges

 

ils suinteraient le sang

 

et l’horreur et
la peur

 

dont rengorge
ce monde

 

qui dégorge son
âme

 

chaque jour un
peu plus.

 

 

Si les mots se faisaient mensonge

 

ils diraient
qu’ils voient

 

la lumière au
bout du tunnel

 

que les hommes
creusent

 

chaque jour
vers l’enfer

 

 

Si les mots se
faisaient malheur

 

ils iraient
prendre source

 

au sein pendant
d’une mère

 

qui ne donne
plus de lait

 

à l’enfant
affamé

 

abreuvé à ses
larmes

 

 

Si les mots se
faisaient espoir

 

ils inventeraient
une parole nouvelle

 

pour faire
naître peut-être

 

un homme
ressucité

 

 

Pour l’heure

 

dans
l’éclatement de la Parole bafouée

 

les mots en
décadence

 

balancent leur
puanteur

 

à la face de la
terre

 

agonie

Dina Sirat

©Tous droits réservés

Temps et Lumière

 

Dina Sirat © tous droits réservés

Dina Sirat © tous droits réservés

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux murailles de Jérusalem

je veillais

les ombres, les lumières

 

attentive

aux pas

décidés, hésitants

 

aux murmures 

des prières

aux rythmes débordants.

 

Aux murailles de Jérusalem

Je laissais place

et j’ignorais le temps.

 

J’attendais que s’inscrivent

les épanchements

ceux des cœurs

 

ceux des pierres

 

brassement de leurs douleurs

enlacements et croisements

 

des lumières intérieures

et du lieu étonnant

où subsiste peut-être

 

l’ombre des anges.

Dina Sirat ©

(tous droits réservés)

25 Sivan 5773 – Un an déjà

Chaque fleur croisée                                           25 Sivan 5773 - Un an déjà  dans mes photographies 2013-06-02-13.30.56

me ramène à toi

passeur de pensée

espoir re né

Chaque fleur saisie

dans l’instant présent

entrouvre la fenêtre

vers ton éternité

Et j’y glisse

un regard

pour que ton âme l’enlace

l’illumine et le berce

 (25 Sivan 5773)

Dina ©


Quand les trottoirs se parent de fleurs et de rosée…

Tapis de l'aube.

La nuit nous fait cadeau

de trottoirs parsemés

de fleurs et de rosée

chemins enluminés

clins d’œil de la terre et du vent

tapis radieux

qui semblent avoir été jetés là

pour accueillir

nos regards et nos pas

comme un signe des Cieux

un rappel au présent

perpétuel et renouvelé des aubes

où tout nous est offert

où tout reste à créer

semblables à des sentiers

qui amènent

et appellent à danser

vers la Houpa de l’Homme

et de Sa Création.

Et soudain je suis reine

et re connais le Roi.

Dina ©


Rêves

 

 En cette veille de Shabbat

en ce vendredi

qui me ramène à cet autre

vendredi

une des fleurs qu’elle aimait tant

dressée vers les cieux

comme une prière

comme un appel

comme une caresse

un parfum d’elle.

Dina


Rêves dans mes photographies 2013-02-05-14.22.251

 

« Les fleurs se sont ouvertes dans les jardins et dans les haies, et peut-être qu’il existe un cœur auquel elles ont révélé ce matin le don qui cheminait à travers les siècles. »

Rabindranath Tagore. L’Offrande lyrique (65)

 

2013-02-05-14.23.202 photographies Dina Sirat dans Mes textes

Anna Nicole Moatti: le souffle.

Tous les tableaux

que tu nous as laissés sont

comme une dernière caresse de tes mains

comme un dernier regard

de toi sur le monde

alors que j’ai fermé

de mes mains tes yeux

Et celui-ci, il est

ton âme même

qui nous transporte

qui nous entraîne

Souffle de ton être

étendue sans fin ni fond

comme ton amour

qui nous nourrit

toujours

encore

Dina ©

Peintures de Anna Nicole Moatti (1)

Nature morte de Anna Nicole Moatti

Nature morte de Anna Nicole Moatti

 

Le jour où la mort viendra frapper à ta porte, quel présent lui offriras-tu?

Je placerai devant la visiteuse la pleine coupe de ma vie – certes je ne souffrirai pas qu’elle reparte les mains vides.

Et la douce vendange de tous mes jours d’automne et de toutes mes nuits d’été; de ma vie affairée et les moissons et les glanures, au terme de mes jours je les placerai devant elle – quant à ma porte, viendra frapper la mort.

L’Offrande lyrique. (90) Rabindranath Tagore

La Corbeille de fruits (18)- Rabindranath Tagore

 

La Corbeille de fruits (18)- Rabindranath Tagore dans mes photographies arbres-20-08-2012-0062-300x225

 

Non, il n’est pas en ton pouvoir de faire éclore le bouton.

Secoue-le, frappe-le: tu n’auras pas la puissance de l’ouvrir.

Tes mains l’abîment; tu en déchires les pétales et les jettes dans la poussière.

Mais aucune couleur n’apparaît, et aucun parfum.

Ah! il ne t’appartient pas de le faire fleurir.

Celui qui fait éclore la fleur travaille si simplement.

Il y jette un regard, et la sève de vie coule dans ses veines.

A son haleine, la fleur déploie ses ailes et se balance au gré du vent.

Comme un désir du coeur, sa couleur éclate, et son parfum trahit un doux secret.

Celui qui fait éclore la fleur travaille si simplement.

La Corbeille de fruits (18)- Rabindranath Tagore

 

Ton regard

Quand le gouffre me happe

je plonge dans ton regard

Il m’enveloppe alors

me console

et me sauve

Dina © 12-08-2012

Ton regard dans Mes textes 10-8-12-005-300x225

ton regard

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